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Petite autobiographie alphabétique |
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Cécile Anne Tout commence par la lettre A. A comme Alphabet, pour décliner, lettre après lettre, cette Autobiographie dans le désordre. Je me suis formée à l’Animation d’Ateliers d’écriture à Aleph en 1995-1996 avec Alain André (ça fait pas mal de A d’un coup).Un peu après, il y a eu la naissance de mes Bébés : ni Béatrice (comme ma maman), ni Berthe (comme ma grand-mère) mais Eline et Noé. Bien avant, il y a eu un été magique à Cadoulette dans l’Aveyron à travailler pour le journal d’une entreprise de jeux et jouets en bois. En fait, je suis arrivée là-bas parce que j’ai eu un DUT de communication d’entreprise et de publicité à Strasbourg en 1988. En rentrant de l’Aveyron, j’ai été embauchée à EDF, à Mulhouse, à la cellule communication. J’y suis restée 7 ans : j’y ai appris beaucoup de choses mais c’est en en sortant que je me suis vraiment lancée dans l’Ecriture : animation, formation, rédaction. J’aimais les Feuilles, le papier, tout ce qui touchait au livre, la matière. Je faisais mon papier recyclé dans mon F3. J’acceptais de mieux en mieux d’être Grande, un peu Girafe, seul animal d’après Kirikou qui ne veut de mal à personne et à qui personne ne veut de mal. Je passais tous mes étés en Haute-Loire, au Chambon-sur-Lignon pour y animer des camps adolescents autour du théâtre. C’est là que j’ai découvert les ateliers d’écriture, là aussi que j’ai animé mes premiers ateliers. Très vite, je me suis rendue compte que ce que j’aimais, c’était d’avoir des Idées pour aider les autres à en avoir aussi. Les accompagner vers leur Imaginaire. C’est alors que l’ILE est née. L’iLE, c’est l’invitation au Livre et à l’Ecriture. L’écriture passait par le Jeu : écrire en jouant, cela devenait du plaisir, cela devenait accessible à tous, même à ceux qui a priori n’aimaient pas trop ça. C’est en Haute-Loire, aussi, que j’ai découvert le livre d’Alain Knapp : A.K., une école de la création théâtrale (Actes Sud 1993) : des propositions concrètes d’exercices pour écrire. C’était le premier ouvrage d’une longue série de Lectures sur les jeux, l’histoire des ateliers d’écriture, les différentes pratiques. Aujourd’hui, je vis dans une Maison de bois dans un petit village alsacien dont le Maire, Marc, est Menuisier-ébéniste : c’est lui qui réalise les coffrets en bois de l’Escarmot et de Croqu’histoires. Autour, il y a les forêts, les champs, la Nature…Et à l’intérieur, grésille un Ordinateur qui contient tous les textes, toutes les idées, toutes les séquences d’ateliers, tous les jeux. Sur les étagères, on peut trouver des livres de Pérec : « La disparition », « Je me souviens », « Penser/classer »... Juste à côté, se promène Queneau, ses « Exercices de styles » et ses « Mille milliards de poèmes ». Puis vient Rodari et sa délicieuse grammaire de l’imagination, réédité chez « Rue du Monde », excellent éditeur, s’il en est… Ici, on est dans le Sundgau, les routes ne sont pas droites, ça monte et ça descend tout le temps. Mais il y a ici du paisible, de l’apaisé. Thierry, mon mari, m’accompagne dans chacune de mes réalisations. Il a été là au départ de ma passion pour les jeux d’écriture. Et c’est lui, aujourd’hui, qui a réalisé le site sur lequel vous vous baladez. J’ai oublié de dire qu’il y a longtemps, j’ai passé une année aux USA : à l’époque c’était Bush père qui était président et moi, j’étais jeune fille au pair. J’y ai appris à me débrouiller en anglais, à conduire une Voiture automatique, à aimer le Voyage. J’habitais à Washington, DC, et là-bas, j’ai rencontré le monde : des polonais, des turcs, des allemands, des brésiliens, des colombiens… Mon auberge espagnole à moi, en quelque sorte. On ne peut être que Xénophile après avoir vécu ça. Avec le Y, je coince un peu : je n’ai rien vécu dans l’Yonne, ni dans les Yvelines. Bien sûr, je mange des Yaourts mais est-ce vraiment un trait de personnalité original ? Bon, je dis quand même que je les préfère nature avec du sirop d'érable. Ouf, arrive le Z avec le Zig zag zen : c’est le premier jeu que j’ai inventé en 1998… |
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